Passé maître dans le domaine de l’horreur, Clive Braker a décidé de n’épargner personne , même pas les pauvres gamers que nous sommes. Alors c’est les mains tremblantes que l’on décide
de se lancer dans un jeu où l’on sait avoir peu d’occasion de rire…
- Le scénario :
Vous, Ross, êtes à la tête d’un équipe de 7 combattants chacun doté de capacité spéciales. Ce groupe s’appelle Jericho. Vous avez donc été envoyé pour enquêter sur des événements étranges qui
se passent à Al Khali. Une fois sur place, vous ne tarderez pas à vous rendre compte que c’est « le premier-né » qui est responsable de tout cela. Il est le premier être créé par
Dieu. Le trouvant trop puissant, celui-ci a décidé de l’enfermer (à défaut de pouvoir le tuer) dans une « boite ». Votre but sera donc d’aller l’empêcher de sortir en visitant
différentes époques.
Loin de n’être qu’un simple prétexte au gunfights, Clive Barker nous livre un scénario inédit et de bonne qualité qui vous entraînera dans son univers sombre et malsain. Et c’est avec plaisir
qu’on le suivra.
Malgré tout, la mise en scène manque de punch et c’est bien dommage car il y avait matière à nous pondre un véritable petit film d’horreur.
Note : 14/20
- Graphismes et techniques :
Pas très fin, le jeu profite beaucoup de son ambiance sombre pour cacher des textures parfois assez grossières. Heureusement, le design général du jeu permet de rapidement oublié ce petit
désagrément tout comme les quelques ralentissements d’un jeu qui n’est, en effet, pas toujours d’une fluidité exemplaire.
Les environnements, certes peu vari é, sont d’une originalité assez étonnante. En effet, vous aurez l‘occasion de revisité (ou plutôt de visité tout court) différentes époques dans une
version horrifique. C’est donc sur des routes faites de corps pétrifiés que vous découvrirez la seconde guerre mondiale ou en progressant dans des rivières de sang que vous vous approcherez
d’un château moyenâgeux.
Sans compter que le design des ennemis est repoussant dans le bon sens du terme et contribue aussi à l’ambiance glauque du titre.
Note : 15/20
- Le gameplay :
Passé des premières heures sympa, on se rend vite compte que le gameplay de Jericho s’avére finalement plus limité qu’il n’y parait.
La progression tout d’abord qui vous fera passer de couloirs peuplés de rares ennemis en salles qui, elles, regorgent d’adversaires souvent à l’excès. En cela, le gameplay peut faire penser à
du Painkiller. La seule subtilité vient des pouvoirs maîtrisé par chaque soldat. L’un pourra ralentir le temps tandis qu’un autre pourra user de la télékinésie, et ceci pour les 7 combattants.
Un événement scénaristique que je ne dévoilerais pas va contraindre Ross (vous donc) a errer dans l’esprit de ses compagnons, ce qui vous permettra donc de les contrôler selon la situation.
Sachant que si vous mourrez, il suffit de changer de corps et de réanimer le personnage mort, le game over survenant si tout les combattants se retrouve à terre. Pas de munitions à gérer ni de
barre de pouvoir, le tout est plus ou moins infini. Une fois vos munitions épuisés, attendez quelques minutes le ravitaillement et ce sera reparti pour une séance de défouraillage massif.
Reste alors les passages où le jeu vous demandera d’utiliser un pouvoir spécifique pour passer. Le problème c’est qu’il vous l’indiquera tellement clairement que vous ne risquez pas de
réfléchir longtemps.
Bref, malgré des idées sympathique, le gameplay de Jericho finit trop vite par tourné en rond. Défoulant par moment, il devient malheureusement trop vite lassant.
Note : 13/20
- La bande-son :
Entre les bruitages glauques à souhait, les hurlements qui vous glacent le sang, la musique de grandes qualités et les doublages tout aussi réussit, il n’est pas question de dire que la
bande-son de Jericho est un tant soit peu raté.
Note : 17/20
- La durée de vie :
Comptez une dizaine d’heure pour voir la fin du cauchemar. C’est moyen et supporté par aucun modes multijoueurs, que ce soit online ou offline. Léger mais pas plus que la moyenne des FPS.
Note : 10/20
- Conclusion :
S’il avait un potentiel certain avec Clive Barker au commande, Jericho n’est finalement qu’un défouloir qui déçoit par sa linéarité et la sous-exploitation de ses idées. Reste un jeu à
l’ambiance unique et au scénario intéressant.