Conan est un personnage qui se prête parfaitement au genre qu’il va ici essayer de copier. En effet, sans chercher à innover le moins du monde, Nihilistic nous livre ici un God of war-like
tout ce qu’il y a de plus classique. Si encore c’était bien fait…
- Le scénario :
Le mage Graven hérite d’un objet sacré lui offrant une toute puissance qu’il va faire déferler sur le monde pour en prendre le contrôle et bla bla bla et bla bla bla…
Déjà, c’est du déjà vu dix milles fois, en plus la mise en scène fait pitié sans compter des dialogues inutile et une narration franchement lourde. Bref, on ne va pas s’attarder sur ce point,
c’est purement et simplement raté.
Note : 05/20
- Graphismes et technique :
Si le niveau graphique en lui-même n’est pas complètement mauvais, avec des environnements qui vont du très moyen au plutôt jolie et des personnages plutôt bien modélisés, on a typiquement le
genre de rendu que l’Unreal Engine 3 mal utilisé peut proposer : un rendu ultra-plastifié qui enlève beaucoup de charme au jeu.
Ajoutez à cela des textures qui apparaissent avec plusieurs secondes de retards, des éclairages pas convaincant pour un sous et des bugs de collisions à foisons sans oublier des ennemis basés
sur environ 3 modèles que l’on retrouve tout le long du jeu et vous obtenez un jeu tout juste moyen à ce niveau.
Note : 10/20
- Le gameplay :
Si vous vous attendez à un maximum de sensations dans Conan, passez votre chemin. Mais commençons par les points positifs.
Dés le début du jeu, les similitudes avec le jeu de Sony sont indéniables. Bonus rouge pour l’expérience, vert pour la vie, bleu pour la magie… bref, on prend même pas la peine de changer les
couleurs. Les points d’expériences servent à acheter des combos qui, heureusement, sont nombreux et variés, ce qui apporte une dimension intéressante au combats. Les différentes magies rendent
les combats, de base assez difficile, plus simple mais sont bien sur limités. Finalement, la seule petite idée vient de la rage qui augmentent selon le nombre de coup portés. A la fin Conan
devient plus puissant et les combats plus « violent ».
Le problème c’est surtout que les affrontements sont d’une rare mollesse. Les coups ne semblent jamais porté même quand l’ennemi est touché, ce qui induit un manque de sensations assez
hallucinant.
Pas la peine de se rabattre sur les énigmes, que l’on peinera d’ailleurs à qualifier comme tel tellement elles sont simples. En même temps, Conan n’est pas là pour réfléchir donc c’est
pardonnable.
Reste alors à parler des phases de plates-formes qui sont au moins aussi soporifique que le reste mais encore moins intuitives et plus frustrantes. Les sauts mettent du temps à répondre, les
séance d’escalade se contente de nous faire appuyer sur X plus la bonne direction, et le tout sur sans réelle danger sauf quelques pierres qui tomberont de temps à autres
Malgré tout cela, il faut bien reconnaître que le titre propose des premières heures agréables. Malheureusement, l’accumulation des tares finit par le rendre vraiment ennuyeux.
Note : 10/20
- La bande-son :
Évitons de parler de la VF horrible pourtant porté par des doubleurs reconnu. Aussi on préférera écouter les thèmes sympathiques et les effets corrects. Mais au final, le tout est
finalement d’un niveau assez moyen, Conan étant particulièrement énervant à force de balancer les mêmes phrases à longueur de combats…
Note : 10/20
- La durée de vie :
La durée de vie est dans la moyenne des jeux du genre, entre 8 et 10 heure. Mais tiendrez vous seulement plus de 4 ou 5 heures sans vous ennuyer fermement. Je n’en suis pas sur du tout.
Note : 10/20
- Conclusion :
Au final, en dehors de premières heures sympathique, Conan est un titre moyen sur tout les points, technique, sonore, et au niveau du gameplay. Le tout ne pouvait donc pas être vraiment
intéressant. On est donc devant un titre très décevant qu’il est même difficile de conseiller à petit prix.